Prix du nettoyage de restaurant : ce que couvre vraiment un contrat, et ce qui reste à votre brigade

Publié le 25 août 2026 par la rédaction ASR Nettoyage.

En bref. Deux devis de nettoyage de restaurant qui affichent un écart de 40 % ne décrivent presque jamais la même prestation. L'écart ne vient pas du tarif horaire, qui varie peu d'un prestataire à l'autre, mais du périmètre : qui fait la plonge, qui dégraisse les inox, qui s'occupe des filtres de hotte, qui sort les conteneurs, qui lave les vitres.

Dans un contrat d'entretien courant, le prestataire prend les sols, les sanitaires, la salle, les surfaces de la cuisine et l'évacuation des déchets. La brigade garde le matériel de production, le petit outillage et le nettoyage en cours de service. Quatre postes se chiffrent presque toujours à part : le ramonage des conduits d'extraction, la vitrerie, les remises en état périodiques et les consommables sanitaires. Comptez un tarif horaire dans le haut de la fourchette du marché, entre 25 et 40 € de l'heure selon la région et les horaires, parce qu'un restaurant se nettoie en dehors du service et que le dégraissage prend du temps.

Ce qu'un contrat de nettoyage de restaurant couvre vraiment

La première source de malentendu est simple. Le restaurateur pense acheter « le nettoyage du restaurant ». Le prestataire vend un périmètre défini au cahier des charges. Entre les deux, il y a une zone grise dans laquelle se logent la plupart des conflits de fin de première année.

Voici la répartition standard, celle que nous appliquons sur la majorité de nos contrats en restauration commerciale et en restauration rapide.

PostePrestataireVotre équipe
Sols de salle, entrée, circulationLavage mécanisé à l'autolaveuse, tous les joursRamassage et coup de balai en cours de service
Sols de cuisine, carrelage antidérapantLavage mécanisé à la monobrosse, dégraissage en profondeurRaclage et rinçage en fin de service
Tables, chaises, banquettes, pieds de tableDépoussiérage, désinfection, détail hebdomadaireDébarrassage et essuyage entre deux couverts
Plans de travail, inox, faïences muralesDégraissage complet après serviceDésinfection entre deux préparations, obligation permanente
Matériel de production (fours, plaques, trancheuse, batteur)Rarement inclus, à négocier explicitementÀ la charge de la brigade dans la quasi-totalité des contrats
Plonge et batterieNon inclusPersonnel de plonge de l'établissement
Sanitaires clients et vestiairesNettoyage, désinfection, réapprovisionnementPassage de contrôle en cours de service
Chambres froidesDégraissage et désinfection périodiques, sols et paroisRotation des denrées, essuyage des clayettes
Poubelles et conteneursVidage, désinfection des bacs, entrée et sortie des conteneursTri en cours de service
Terrasse et abordsNettoyage haute pression, mégots, mobilierRien, si le poste est au contrat

Une ligne mérite qu'on s'y arrête : le matériel de production. C'est la principale source de désaccord. Un four mixte, une friteuse ou une trancheuse relèvent de l'exploitation, pas de l'entretien des locaux. Un prestataire peut les prendre en charge, mais cela se négocie, cela se chiffre, et cela suppose que ses agents soient formés à votre matériel. Si le devis ne le mentionne pas, considérez que ce n'est pas inclus.

Notre conseil sur ce point est direct. Faites lister ces dix lignes dans votre cahier des charges avec une colonne « qui » en face de chacune. C'est cinq minutes de travail au moment de la signature, et c'est ce qui vous évite une discussion pénible au bout de trois mois. Vous pouvez retrouver le détail de ce que nous prenons en charge sur notre page nettoyage de restaurants et fast-food.

Les quatre postes qui se chiffrent presque toujours à part

Un contrat d'entretien courant couvre le quotidien. Quatre postes sortent de ce cadre et font l'objet d'une ligne séparée, parfois d'un prestataire séparé. Les ignorer, c'est comparer deux devis qui ne parlent pas de la même chose.

1. Le ramonage des conduits d'extraction

C'est le poste le plus mal compris. Il faut distinguer trois niveaux, parce qu'ils ne relèvent ni des mêmes obligations ni des mêmes intervenants.

Les filtres de hotte se nettoient très souvent, le règlement de sécurité les vise explicitement et la pratique professionnelle retient au minimum un passage hebdomadaire. La hotte visible, l'inox extérieur et le pourtour relèvent du dégraissage courant, donc du contrat d'entretien. En revanche, le circuit d'extraction complet, les conduits et les ventilateurs relèvent d'une autre logique : l'article GC 21 de l'arrêté du 25 juin 1980, qui régit la sécurité incendie des établissements recevant du public, impose de procéder au ramonage des conduits d'évacuation au moins une fois par an et de vérifier leur vacuité. Un livret d'entretien doit être tenu à disposition de la commission de sécurité.

Cette intervention est réalisée par une entreprise spécialisée dans le dégraissage de réseaux, avec un certificat à la clé. Elle n'entre pas dans un contrat de propreté standard. Si un devis de nettoyage vous annonce « hotte comprise » sans autre précision, demandez si cela couvre les conduits et si un certificat annuel est délivré. Neuf fois sur dix, la réponse est non, et c'est normal.

2. La vitrerie et la terrasse

Les vitres d'un restaurant se salissent plus vite que celles d'un bureau, et elles se voient depuis le trottoir. Selon l'exposition et la fréquentation, la fréquence utile va d'un passage hebdomadaire à un passage mensuel. La terrasse, elle, demande un nettoyage haute pression périodique, plus le ramassage quotidien des mégots et le rentrer-sortir du mobilier.

Ces deux postes sont souvent proposés en option. Ils sont chiffrés à part parce qu'ils mobilisent du matériel différent et parfois des agents habilités au travail en hauteur. Notre réseau les traite sur une prestation vitrerie et travaux en hauteur dédiée, ce qui permet de caler la fréquence indépendamment du reste du contrat.

3. Les remises en état périodiques

Le décapage des sols, le shampouinage des banquettes et fauteuils, le nettoyage des moquettes, la désinfection des conteneurs, l'entretien de la signalétique et des auvents. Ce sont des interventions lourdes, une à quatre fois par an selon le poste, généralement facturées au forfait et hors abonnement mensuel.

Beaucoup de restaurateurs découvrent ces lignes au bout d'un an, quand la banquette est marquée. Anticipez-les dès le devis initial et demandez un budget annuel global plutôt qu'un tarif mensuel isolé. C'est le seul moyen de comparer honnêtement deux propositions.

4. Les consommables sanitaires

Papier hygiénique, essuie-mains, savon, sacs poubelle. Certains prestataires les fournissent, d'autres non, et le poste pèse plus qu'on ne le croit dans un établissement à fort passage. Un devis qui ne mentionne pas les consommables les a exclus. Vérifiez aussi qui remplace les distributeurs et qui gère le stock, parce que la rupture de papier un samedi soir est votre problème, pas celui de votre prestataire, sauf si le contrat le dit.

Combien ça coûte, et pourquoi le prix au mètre carré ne veut rien dire ici

Sur un plateau de bureaux, le prix au mètre carré fonctionne. Les surfaces sont homogènes, le temps de passage est proportionnel à la surface, et les grilles publiques situent le marché autour de 1,50 à 4 € par mètre carré et par mois selon la configuration.

Dans un restaurant, ce raisonnement s'effondre. Un mètre carré de cuisine ne demande pas le même temps qu'un mètre carré de salle : il y a de la graisse, des surfaces verticales, des équipements à contourner et un carrelage antidérapant qui se lave à la monobrosse. Un établissement de 200 m² avec 60 m² de cuisine coûte plus cher qu'un établissement de 200 m² avec 25 m² de cuisine. Le mètre carré moyen ne capte pas cette différence.

Les prestataires sérieux chiffrent donc autrement. Il existe trois logiques, et il est utile de savoir laquelle vous est proposée.

  1. Au temps de passage. Le prestataire estime le temps nécessaire zone par zone, applique son taux horaire et en déduit un forfait mensuel. C'est la méthode la plus transparente, et celle qui permet de discuter poste par poste.
  2. Au forfait global. Un prix mensuel unique pour un périmètre décrit. Confortable, mais impossible à comparer avec un concurrent si le périmètre n'est pas détaillé ligne à ligne.
  3. Au lot. Un prix par prestation, entretien courant d'un côté, vitrerie, périodiques et consommables de l'autre. C'est la présentation la plus lisible pour un multi-sites.

Sur le tarif horaire lui-même, les repères publics du marché français situent l'entretien de locaux professionnels entre 20 et 35 € de l'heure, avec une dégressivité nette selon la fréquence : une intervention ponctuelle se paie plus cher qu'un passage quotidien. À cela s'ajoute une majoration observée de 15 à 30 % pour les horaires décalés, soirée, nuit, week-end et jours fériés.

Un restaurant cumule les deux facteurs défavorables. Il se nettoie après la fermeture ou avant l'ouverture, donc en horaires majorés, et la cuisine demande du dégraissage, donc du temps. En pratique, un contrat de restauration se situe dans le haut de la fourchette, autour de 25 à 40 € de l'heure selon la région, avec un écart marqué entre l'Île-de-France et la province.

Le bon réflexe n'est pas de chercher un prix au mètre carré, c'est de raisonner en volume horaire. Demandez à chaque prestataire combien d'heures par semaine il prévoit et comment il les répartit entre cuisine, salle et sanitaires. Deux devis avec le même montant mensuel mais un écart de six heures par semaine ne proposent pas la même prestation, et vous saurez immédiatement lequel a sous-évalué le chantier.

Quelle fréquence pour quelle zone

La réglementation sanitaire française n'impose pas de fréquences chiffrées. Le règlement applicable aux établissements de remise directe pose une obligation de résultat, pas de moyens : vous devez formaliser un plan de nettoyage adapté aux risques de votre établissement, et prouver que vous le respectez. C'est cette formalisation que l'inspecteur vérifie, pas un barème officiel.

Voici les fréquences que nous retenons dans nos plans de nettoyage en restauration commerciale. Elles servent de base de discussion, à ajuster selon votre volume de couverts et votre type de cuisine.

Zone ou équipementFréquence de référenceQui
Sols de cuisineChaque jour, après le dernier servicePrestataire
Plans de travail et inoxChaque jour en profondeur, plus désinfection entre préparationsPartagé
Sols de salleChaque jour, mécaniséPrestataire
SanitairesChaque jour, plus une ou deux repasses en journée selon l'affluencePrestataire
Filtres de hotteAu moins une fois par semaineBrigade ou prestataire selon contrat
Chambres froides (sols, parois, joints)Une fois par semainePrestataire
Vitres et menuiseriesHebdomadaire à mensuel selon l'expositionPrestataire, en option
Terrasse, nettoyage haute pressionMensuel à trimestrielPrestataire, en option
Conduits d'extractionRamonage au moins annuel, avec certificatEntreprise spécialisée
Banquettes et moquettesUne à deux fois par anPrestataire, au forfait

La même logique de plan d'entretien par zone s'applique dans la distribution, avec des contraintes différentes. Nous l'avons détaillée dans notre article sur le plan d'entretien en grande surface.

Cinq erreurs qui coûtent cher dans un devis

Ce sont celles que nous voyons revenir le plus souvent quand un restaurateur nous consulte après une première expérience décevante.

  1. Comparer deux montants sans comparer les périmètres. Le devis le moins cher a presque toujours exclu quelque chose. Mettez les deux propositions côte à côte, ligne par ligne, et la différence apparaît en deux minutes.
  2. Ne pas fixer le créneau d'intervention. « En dehors du service » ne veut rien dire. Écrivez l'heure. Un agent qui arrive à 23 h dans un établissement qui ferme à 1 h ne peut pas travailler, et vous paierez quand même.
  3. Croire que la hotte est comprise. Le dégraissage visible l'est souvent, le ramonage des conduits presque jamais. Ce sont deux métiers.
  4. Oublier les périodiques. Un contrat mensuel attractif sans budget annuel pour le décapage et le shampouinage n'est pas un bon contrat, c'est un budget incomplet.
  5. Ne pas exiger de traçabilité. Sans preuve de passage, votre plan de nettoyage est un document mort. Lors d'un contrôle, c'est le registre qui vous sauve, pas la propreté apparente.

Ce que votre prestataire doit vous fournir pour un contrôle

Lors d'une inspection des services vétérinaires, l'agent ne se contente pas de regarder si c'est propre. Il demande des preuves. Un prestataire qui vous les fournit sans que vous ayez à les réclamer vous fait gagner un temps considérable, et vous évite l'écart le plus fréquent, celui du registre absent.

Quatre documents doivent être disponibles à tout moment : le plan de nettoyage écrit, zone par zone, avec fréquence et mode opératoire ; le registre des passages, daté et signé ; les fiches techniques et fiches de données de sécurité des produits utilisés, avec la mention contact alimentaire pour les surfaces concernées ; et les certificats des interventions spécialisées, à commencer par le ramonage annuel des conduits.

C'est la raison pour laquelle nous avons mis en place un cahier de liaison numérique accessible au client. Chaque passage est tracé, les documents sont centralisés, et vous les sortez en trois clics le jour où on vous les demande. Sur un contrat de restauration, c'est souvent ce point qui fait la différence à la signature, davantage que l'écart de quelques dizaines d'euros sur le forfait mensuel.

Comment nous travaillons sur ce secteur

ASR Nettoyage est un réseau de plus de 80 agences en France, actif depuis 2007, certifié ISO 9001, Qualiopi et adhérent de la Fédération des entreprises de propreté. Nos agences interviennent en restauration commerciale et en restauration rapide, 7 jours sur 7, avec des produits français labellisés Ecocert issus de notre centrale d'achat.

Concrètement, cela veut dire un interlocuteur local qui connaît votre commune et vos contraintes d'accès, une équipe qui intervient sur vos horaires réels, et un chiffrage établi après une visite sur place plutôt qu'au téléphone. Nous couvrons aussi les établissements hôteliers avec restauration intégrée, sur une prestation hôtellerie distincte, et la restauration collective en établissements de santé.

Si vous voulez un chiffrage sur votre établissement, le plus simple est de passer par l'agence ASR la plus proche. Elle se déplace, elle relève les surfaces, et elle vous remet un devis avec le périmètre détaillé ligne par ligne. C'est le seul format qui permette de comparer sérieusement.

Questions fréquentes

Combien coûte le nettoyage d'un restaurant ?

Il n'existe pas de prix unique, parce qu'un restaurant ne se chiffre pas au mètre carré. Les repères de marché pour l'entretien de locaux professionnels en France se situent entre 20 et 35 € de l'heure, avec une majoration de 15 à 30 % pour les interventions en soirée, de nuit ou le week-end. Un restaurant cumulant horaires décalés et dégraissage, comptez plutôt 25 à 40 € de l'heure selon la région. Le montant final dépend surtout du nombre d'heures hebdomadaires prévues et de la part de cuisine dans la surface totale.

Le dégraissage de la hotte est-il compris dans le contrat ?

Cela dépend de ce qu'on appelle la hotte. Le dégraissage de la partie visible et des inox relève du contrat d'entretien courant. Les filtres se nettoient au moins une fois par semaine, et la répartition entre votre brigade et le prestataire se négocie. En revanche, le ramonage des conduits d'extraction et des ventilateurs est une intervention distincte, imposée au moins une fois par an par le règlement de sécurité des établissements recevant du public, réalisée par une entreprise spécialisée qui délivre un certificat. Elle n'entre pas dans un contrat de propreté standard.

Qu'est-ce qui reste à la charge de mon équipe de cuisine ?

Dans la répartition standard, votre brigade garde le nettoyage en cours de service, la désinfection des surfaces entre deux préparations, la plonge et la batterie, le raclage des sols en fin de service, et l'entretien du matériel de production comme les fours, les friteuses ou les trancheuses. Le prestataire prend les sols en profondeur, les surfaces et inox après service, les sanitaires, la salle, les chambres froides et les déchets. Le matériel de production peut être ajouté au contrat, mais cela se négocie et se chiffre explicitement.

À quelle fréquence faire intervenir une société de nettoyage ?

Pour un restaurant ouvert tous les jours, la base est un passage quotidien après le dernier service, couvrant sols, sanitaires, salle et surfaces de cuisine. S'y ajoutent un passage hebdomadaire pour les chambres froides et le détail du mobilier, une vitrerie hebdomadaire à mensuelle selon l'exposition, et une à deux remises en état par an pour les sols, les banquettes et les moquettes. La réglementation française n'impose pas de fréquences chiffrées : elle impose que votre plan de nettoyage soit écrit, adapté à vos risques et respecté.

Le prestataire peut-il intervenir pendant le service ?

Pour l'entretien de fond, non. Le lavage mécanisé des sols et le dégraissage se font établissement fermé, avant l'ouverture ou après la fermeture. En revanche, des passages complémentaires en journée, ce que nous appelons des repasses, sont possibles et souvent utiles sur les sanitaires et la salle dans les établissements à forte affluence. Fixez le créneau exact dans le contrat plutôt que d'écrire « en dehors du service », qui ne protège personne.

Quels documents demander pour un contrôle sanitaire ?

Quatre pièces : le plan de nettoyage écrit détaillant zone par zone la fréquence, le produit et le mode opératoire ; le registre des passages daté et signé ; les fiches techniques et fiches de données de sécurité des produits, avec la mention contact alimentaire pour les surfaces concernées ; et les certificats des interventions spécialisées, dont le ramonage annuel des conduits d'extraction. L'écart le plus fréquent relevé en inspection n'est pas la saleté, c'est l'absence de registre.

Comment comparer deux devis de nettoyage de restaurant ?

Ne comparez jamais deux montants mensuels. Demandez à chaque prestataire trois éléments : le nombre d'heures hebdomadaires prévues et leur répartition entre cuisine, salle et sanitaires ; la liste explicite de ce qui est inclus et de ce qui ne l'est pas, poste par poste ; et le budget annuel total, périodiques et consommables compris. Deux devis affichant le même prix avec six heures d'écart par semaine ne proposent pas la même chose, et celui qui a sous-évalué le chantier vous le fera payer en qualité.

 

 

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